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Le zéro déchet, ça vous parle?

Le zéro déchet, ça vous parle?

Le zéro déchet, ça vous parle?

Ces deux mots qui fleurissent un peu partout, qu’est-ce que ça veut dire?

Connaissez-vous la fréquence à laquelle vous sortez vos poubelles? Oui, après tout c’est vous qui les sortez. En revanche, avez-vous déjà prêté attention au contenu de vos poubelles? Là, c’est un peu moins sûr.
Des épluchures de légumes peut-être? Un peu de nourriture périmée? Des déchets de repas, comme les os du poulet de ce midi? L’essuie-tout utilisé pour nettoyer ce qui a été renversé? Oui, mais surtout: du plastique. La boite des olives du dernier apéritif, l’emballage du fromage de ce midi, les sacs utilisés pour acheter les légumes au supermarché, les pots de yaourt du matin, le cellophane qui recouvrait le gratin entamé, la bouteille du shampoing vidé…
Je ne vous apprends rien en disant que presque tout ce que nous consommons quotidiennement est sur-emballé.
On pourrait dire « oui mais il y a le tri ». Effectivement… Sauf qu’en France, seul 26.5% du plastique est recyclé*.

Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas.

« C’est bien beau de dire ça, mais c’est pas facile à faire ça ma pauvre Lucette! « 
Et bien ça l’est bien plus que ce que l’on pourrait penser: avec quelques gestes simples, il est déjà possible de réduire nettement ses déchets. Certaines solutions demandent juste l’achat d’un objet réutilisable au départ, puis roule ma poule. D’autres demandent effectivement un peu de temps ponctuellement pour fabriquer ses propres alternatives.
Je partage donc avec vous quelques pistes pour réduire ses déchets sans trop se prendre la tête.

Bannir les objets à utilisation unique

Toutes ces choses qui, une fois utilisées, ont pour seul avenir la poubelle. Il y en a plein, en commençant par la salle de bain: cotons démaquillants, protections périodiques, mouchoirs…
Alors oui, je vous entends lever le sourcil (j’ai une très bonne ouïe): « Protections périodiques et mouchoirs? Mais enfin c’est dégoûtant de ne pas utiliser ceux à usage unique ». Eh bien non, finalement peut-être que Papi avait raison avec son bout de tissu fourré dans sa poche. Le mouchoir en tissu, lavé fréquemment, n’est pas un problème. D’autant plus qu’il vous évitera de maltraiter vos pauvres narines lors de votre prochain gros rhume: fini les irritations à force de se moucher! Pour ce qui est des protections périodiques, on le sait maintenant depuis quelques années: les fabricants n’ont aucune obligation de transparence vis-à-vis de la composition de leurs produits. Et c’est ainsi que l’on glisse dans sa culotte chlore, pesticides et autres joyeusetés qui, vous vous en doutez, ne plaisent que très moyennement aux muqueuses ultra-absorbantes que nous possédons. Ainsi, une protection lavable ne contient que la douceur du coton (Bio pour notre boutique!), qui sied bien mieux à votre appareil génital. Alors oui, après il faut nettoyer tout ça; un moindre mal comparé aux substances nocives que vous vous épargnez, mais surtout un jeu d’enfant quand on a le produit (naturel évidemment) qui convient! Au final, ce n’est guère plus dégoûtant que de désinfecter une petite plaie sanguinolente.

Passons à la cuisine: déjà le papier cellophane/papier aluminium. On en met partout et à toutes les sauces. C’est aisément remplaçable par un bee wrap (ou un no bee wrap pour ceux qui ne cautionnent pas l’exploitation apicole): je vous laisse découvrir son fonctionnement sur la page du produit, c’est une petite merveille.
Ensuite l’essuie-tout: on peut facilement le remplacer par sa version lavable, en coton, qui en plus peut être un élément de décoration de la cuisine.
Les sacs qui servent à mettre les légumes au supermarché également: ils sont censés « biodégradables », mais les particules de plastiques elles restent présentes dans l’environnement autant que pour des sacs plastiques classiques**. Les remplacer par de simples filets à légumes prévus à cet effet supprime ce déchet inutile et plus polluant que ce que l’on pourrait penser.
Ce sont quelques pistes, mais presque tout peut se remplacer par son équivalent réutilisable, souvent en tissu, en bois ou en inox.

Acheter local/en vrac

Là, c’est déjà moins évident. Si vous avez la chance d’avoir des producteurs proche de chez vous, vous pouvez directement acheter chez eux, c’est le mieux! Il est aussi probable qu’il y ait une AMAP autour de chez vous: vous vous abonnez un an et vous recevez un panier de légumes d’un producteur local par semaine/toutes les deux semaines. D’autres producteurs peuvent se greffer et vous pouvez alors y rajouter des fois des oeufs, de la viande, du fromage, bref de quoi remplir votre frigo!
Sinon, il y a également l’option « Épicerie vrac »; il n’y en a pas partout, mais elles permettent d’acheter tous vos produits d’épicerie (riz, pâtes, farine…) en vrac. Plus d’emballage inutiles! On peut investir dans des bocaux ou dans des sacs à vracs, ou tout simplement réutiliser tous les bocaux en verre (confiture et autres) pour stocker le tout.

Les cosmétiques

Qu’est-ce qu’on peut avoir comme bouteilles et autres contenants en plastique dans la salle de bain!
Et si on se fournissait ailleurs pour tout ça? Un savon de Marseille pour le corps, un shampoing solide pour les cheveux, une crème solide pour le corps, un déodorant solide, et pour les plus engagés le dentifrice qui va avec et vous avez tout le package pour prendre soin de vous!
Vous pouvez opter pour la facilité en prenant tout cela dans le commerce par exemple chez Comme Avant qui propose de supers produits, ou vous pouvez opter pour le faire vous-même, mais cela demande un peu de temps ponctuellement pour la fabrication, et également de se renseigner sur les recettes de cosmétiques.

Opter pour ce type de cosmétique a 2 avantages bonus:
• Vous n’achetez plus d’eau. Et oui, c’est bête à dire, mais vos shampoings et autres produits liquides en bouteille, c’est principalement de l’eau. Donc vous videz la bouteille en quelques utilisations. Le principal avantage des cosmétiques solides, c’est qu’ils durent longtemps… très longtemps. Ils sont un poil plus cher à l’achat, mais ils durent au minimum 3 fois plus que les cosmétiques classiques!
• Vous bannissez plein de substances nocives. Avez-vous déjà lu l’étiquette de votre shampoing? Peut-être l’avez-vous fait, auquel cas vous vous êtes retrouvés face à un charabia auquel vous n’avez absolument rien compris, et vous avez probablement reposé la bouteille en vous disant que c’était potentiellement écrit en latin. Et oui, toutes ces étiquettes ne sont vraiment pas explicites quant à la composition du produit pour un consommateur lambda. Et pourtant, si vous vous êtes déjà baladés au rayon Hygiène en scannant les produits avec l’application Yukka, il y a fort à parier que vous n’avez pas trouvé un seul produit qui ne contiennent pas de substance nocive. Des sulfates, encore des sulfates (ça fait beaucoup de mousse mais c’est ultra agressif et irritant pour le cuir chevelu… Dîtes bonjour aux pellicules!), des silicones (ça fait une couche brillante de plastique au dessus du cheveu, comme c’est joli… sauf que c’est complètement obstruant et qu’en dessous, le cheveu étouffe, ternit et meurt à petit feu), des paraben (conservateur très pratique pour les industriels, mais c’est un perturbateur endocrinien… Ô joie!). En bref, les cosmétiques non-bio du commerce ne vous veulent pas du bien. Vraiment.

Les déchets de nourriture

Que faire de toutes ces épluchures, ce café moulu, ces coquilles d’oeufs?
La réponse la plus simple, c’est le compost. Dans le jardin pour ceux qui en ont un (d’autant plus si l’idée de vous faire un petit potager vous branche), mais certaines villes mettent également à disposition des composteurs à plusieurs endroits accessibles, renseignez-vous!
Sinon, pour ceux qui ont un jardin, les poules peuvent également être une solution. Elles présentent, face au composteur, l’avantage de manger également les restes de viande et de poisson, mais également de vous fournir en échange de bons oeufs frais! En revanche, il faut disposer d’un jardin d’au moins 200m² car les poules vivent à 2 minimum, et une surface trop petite de grattage transformera votre joli bout de pelouse en terrain vague!

Voilà, vous avez quelques pistes pour vous lancer sur la voie du zéro déchet. Certains gestes ne sont pas si compliqués, mais ils comptent!
Dame Nature vous dira merci .

Sources:
* https://www.citeo.com/le-mag/les-chiffres-du-recyclage-en-france/
** https://www.nature.com/news/2011/110421/full/news.2011.255.html

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